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Galerie de portraits : Jean-Luc Mélenchon

Le Monde Moderne par Le Monde Moderne
1 novembre 2025
dans France, Politique
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Jean-Luc Mélenchon est né le 19 août 1951 à Tanger, ville alors incluse dans la zone marocaine internationale. Il est une figure majeure de la gauche française, connu pour son engagement politique radical et son rôle de leader du mouvement La France Insoumise (LFI).

Origines et enfance

Jean-Luc Mélenchon est issu d’une famille de Français nés en Algérie. Son père, Georges Mélenchon, né en 1922 et décédé en 2007, était receveur des Postes, télégraphes et téléphones et créateur de la radio de Tanger, tandis que sa mère, Jeannine Bayona, née en 1928 et morte en 2006, était institutrice. Ses grands-parents paternels et maternels avaient des origines espagnoles et siciliennes, ce qui lui confère un héritage culturel mixte. Il parle couramment l’espagnol, langue utilisée par sa famille durant son enfance au Maroc.

Élevé dans un milieu catholique par sa mère, il fut enfant de chœur, mais sa mère s’éloigna ensuite de la religion, et Mélenchon se revendique aujourd’hui sans foi, tout en reconnaissant une culture catholique. Après le divorce de ses parents en 1960, il suit sa mère en France en 1962, s’installant d’abord à Elbeuf, puis à Yvetot en Normandie, avant de rejoindre le Jura. Ces déménagements marquent une enfance itinérante qui forge son caractère et ses convictions.

Formation et débuts professionnels

Jean-Luc Mélenchon obtient son baccalauréat en 1969 au lycée Rouget-de-Lisle de Lons-le-Saunier, où il s’engage dès 1968 comme meneur du mouvement lycéen local pendant Mai 68. Il poursuit des études à la faculté des lettres et sciences humaines de Besançon, décrochant une licence de philosophie et un CAPES de Lettres modernes. Parallèlement, il milite activement au sein de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), s’opposant à la transformation de ce syndicat en mouvement politique de masse, ce qui le conduit à rejoindre l’Organisation communiste internationaliste (OCI), un courant trotskiste lambertiste, de 1972 à 1976.

Avant de se consacrer pleinement à la politique, Mélenchon exerce divers métiers. En 1974, il travaille comme correcteur pour l’imprimerie Néo-Typo à Besançon, puis comme ouvrier dans une usine de l’horloger Maty et dans une station-service. Il entame ensuite une carrière dans l’Éducation nationale, d’abord comme surveillant, puis comme maître auxiliaire, avant de devenir professeur de français dans un lycée technique à Lons-le-Saunier à partir de 1976. Passionné d’écriture, il s’engage également dans le journalisme, collaborant avec des titres régionaux et fondant un journal militant, À gauche.

Parcours politique

Débuts au Parti socialiste (1976-2008)

En 1976, Jean-Luc Mélenchon adhère au Parti socialiste (PS), séduit par le projet de François Mitterrand de reconstruire un socialisme démocratique. Il refuse d’adhérer au Parti communiste français (PCF) en raison de son refus de condamner l’invasion soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968, un événement qui le marque profondément.

Au PS, il s’impose rapidement dans l’Essonne, devenant directeur de cabinet du maire de Massy, Claude Germon, en 1978, puis premier secrétaire de la fédération socialiste de l’Essonne en 1981. Il gravit les échelons locaux : conseiller municipal de Massy (1983), conseiller général (1985), et sénateur de l’Essonne (1986-2000, réélu en 2004-2010), devenant à 35 ans le plus jeune sénateur de la Ve République.

Au sein du PS, Mélenchon incarne l’aile gauche. En 1988, il cofonde le courant Gauche socialiste avec Julien Dray, prônant un socialisme interventionniste et anti-libéral. En 2000, il est nommé ministre délégué à l’Enseignement professionnel dans le gouvernement de Lionel Jospin sous Jacques Chirac. Durant son mandat (2000-2002), il réforme les Certificats d’aptitude professionnelle (CAP), met en place la validation des acquis de l’expérience et promeut les lycées de métiers. Il soutient également le projet de loi sur le PACS, adopté en 1999.

Cependant, des divergences avec la ligne sociale-démocrate du PS s’accentuent. En 2005, il milite pour le « non » au référendum sur le traité constitutionnel européen, contre la position officielle du parti. Après l’échec de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 et les tensions au congrès de Reims en 2008, il quitte le PS, dénonçant son virage centriste.

Fondation du Parti de gauche et Front de gauche (2008-2016)

En 2008, il cofonde le Parti de gauche (PG) avec Marc Dolez, inspiré du modèle de Die Linke en Allemagne. Le PG s’allie au PCF et à d’autres formations pour former le Front de gauche. Élu député européen en 2009 dans la circonscription Sud-Ouest et réélu en 2014, il se présente sous cette bannière à l’élection présidentielle de 2012, obtenant 11,1 % des voix. Malgré ce score honorable, il échoue aux législatives de 2012 face à Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais. En 2014, il quitte la direction du PG après des tensions internes et des résultats décevants aux Européennes.

La France Insoumise et les présidentielles (2016-2022)

En 2016, Mélenchon fonde La France Insoumise (LFI), un mouvement écosocialiste prônant une « rupture écologique et sociale ». Candidat à la présidentielle de 2017, il obtient 19,58 % des voix, se distinguant par une campagne innovante utilisant les réseaux sociaux et des meetings holographiques. Élu député des Bouches-du-Rhône en 2017, il devient une figure centrale de l’opposition à Emmanuel Macron.

En 2022, il se présente pour la troisième fois à la présidentielle sous la bannière de l’Union populaire, obtenant son meilleur score avec 21,95 % des voix, à seulement 1,2 point de Marine Le Pen. Il ne se représente pas aux législatives de 2022, laissant sa circonscription à Manuel Bompard, mais reste chef de file de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), une coalition de gauche qui devient la principale force d’opposition à l’Assemblée nationale, privant Emmanuel Macron d’une majorité absolue.

Depuis 2023, sans mandat électif, Jean-Luc Mélenchon copréside l’Institut La Boétie, un laboratoire d’idées, tout en restant actif dans le débat public. Il continue de défendre des positions radicales, notamment une VIe République, un référendum d’initiative citoyenne, la sortie du nucléaire, et des politiques écologiques et sociales ambitieuses.

Idéologie et engagements

Jean-Luc Mélenchon se revendique de l’écosocialisme démocratique, prônant une régulation forte du capitalisme, une redistribution des richesses, et une planification écologique. Il critique l’ultralibéralisme, l’Union européenne (qu’il accuse de servir le néolibéralisme), et l’OTAN, appelant à une renégociation des traités européens et à une sortie de l’OTAN. Il soutient des causes comme l’interdiction des plastiques à usage unique, la fermeture des « fermes-usines », et une transition vers 100 % d’énergies renouvelables. Il défend également le référendum révocatoire et la prise en compte du vote blanc.

Cependant, Jean-Luc Mélenchon est souvent qualifié de populiste par ses détracteurs, notamment pour son style oratoire virulent et ses prises de position controversées, comme ses critiques du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) ou ses ambiguïtés perçues sur certaines questions internationales.

Vie personnelle

Jean-Luc Mélenchon épouse Bernadette Abriel en 1972, avec qui il a une fille, Maryline, née en 1974. Le couple divorce en 1994. Discret sur sa vie privée, il a démenti en 2017 une rumeur de relation avec sa conseillère en communication. Passionné de lecture, d’écriture, de dessin et de marche, il exprime un intérêt pour l’écriture d’un roman d’amour. Il n’a pas de permis de conduire, se déplaçant en transports en commun ou en taxi. Son juron favori, « milliard de dieux », est un héritage jurassien. Jean-Luc Mélenchon est également franc-maçon, bien qu’il soit peu actif au sein du Grand Orient de France (GODF), critiquant les « fraternelles parlementaires ».

Controverses

Jean-Luc Mélenchon est une figure clivante. Son comportement lors des perquisitions de 2018 à son domicile et aux locaux de LFI a conduit à une demande de suspension temporaire par le GODF. Des enquêtes judiciaires, notamment sur les comptes de campagne de 2017, ont visé son entourage, comme Sophia Chikirou, mise en examen pour « escroquerie aggravée ». Ses relations tendues avec les médias et certaines sorties, comme ses critiques de journalistes ou d’institutions, alimentent les débats sur son style politique.

Perception et héritage

Jean-Luc Mélenchon est reconnu pour son talent oratoire et sa capacité à mobiliser, notamment les jeunes et les abstentionnistes, comme le note François Hollande en 2024. Cependant, des critiques, y compris au sein de la gauche, pointent son caractère autoritaire et ses stratégies divisantes, comme les tensions avec le PS au sein de la NUPES. Son parcours, d’un trotskisme de jeunesse à une gauche radicale moderne, reflète une constance dans son opposition au libéralisme économique, mais aussi une radicalisation progressive, contrastant avec un parcours institutionnel classique.

Mélenchon à l’international

Jean-Luc Mélenchon est souvent perçu à l’international comme un symbole de la gauche radicale en France, avec une rhétorique anti-libérale, anti-capitaliste et souverainiste qui suscite à la fois admiration et controverse. Sa stature internationale s’est renforcée grâce à ses trois candidatures présidentielles, notamment son score de 22 % en 2022, qui l’a positionné comme le leader de facto de la gauche française pour beaucoup d’observateurs étrangers. Cependant, son style oratoire passionné, parfois qualifié de populiste, et ses positions clivantes sur des sujets comme l’Union européenne, l’OTAN, ou les conflits internationaux (notamment le conflit israélo-palestinien) divisent les opinions. Certains le voient comme un tribun charismatique défendant les opprimés, tandis que d’autres le considèrent comme un agitateur dangereux ou démagogue.

Dans la presse anglo-saxonne (ex. Time, Reuters, BBC), il est souvent classé à l’extrême gauche, une étiquette qu’il rejette lui-même. Ses critiques virulentes du libéralisme, de l’UE et de l’OTAN sont mises en avant, parfois avec une connotation négative, le décrivant comme un obstacle à une gauche modérée ou comme un populiste. Par exemple, son opposition à l’OTAN et son appel à renégocier les traités européens sont perçus comme radicaux, voire irréalistes, par certains analystes.

En Europe, sa perception varie selon les pays. En Belgique, par exemple, la RTBF note son radicalisme mais souligne qu’il ne s’aligne pas sur des idées marxistes révolutionnaires, le distinguant ainsi de l’extrême gauche traditionnelle. En Allemagne ou dans les pays nordiques, où la social-démocratie domine, ses positions anti-UE et son style conflictuel peuvent être vus comme excessifs. En revanche, dans des pays comme l’Espagne ou la Grèce, où des mouvements de gauche radicale (Podemos, Syriza) ont émergé, Mélenchon peut être perçu comme un allié idéologique.

Jean-Luc Mélenchon bénéficie d’une image plus positive dans certains pays du Sud global, notamment en raison de son discours anti-impérialiste et de son soutien aux mouvements de décolonisation ou aux gouvernements progressistes (comme celui de Lula au Brésil). Sa visite en République démocratique du Congo en 2023, où il a dénoncé l’influence occidentale et soutenu les autorités locales, a été bien reçue par certains acteurs politiques locaux.

Jean-Luc Mélenchon est admiré par certaines figures de la gauche internationale, comme Bernie Sanders ou Alexandria Ocasio-Cortez aux États-Unis, avec qui il partage des combats contre les inégalités et le capitalisme effréné. Sa rencontre avec Bernie Sanders en 2024 a été médiatisée comme un symbole d’alignement idéologique. De même, son soutien à des figures comme Zohran Mamdani, un progressiste musulman vainqueur d’une primaire démocrate à New York en 2025, montre qu’il est perçu comme un modèle par certains militants de gauche aux États-Unis. Dans les cercles militants internationaux, son discours sur la « créolisation » et son rejet de l’impérialisme occidental trouvent un écho, notamment parmi les mouvements décoloniaux ou altermondialistes.

En résumé, à l’international, Jean-Luc Mélenchon est une figure à la fois admirée et controversée. Il incarne pour beaucoup la voix d’une gauche radicale, anti-impérialiste et souverainiste, ce qui lui vaut un soutien dans les cercles progressistes et décoloniaux, notamment en Amérique latine, en Afrique et parmi certains militants occidentaux. Cependant, ses positions sur des sujets comme le conflit israélo-palestinien, la Russie ou l’OTAN, ainsi que son style clivant, lui attirent des critiques sévères dans les médias et les élites pro-libérales, qui le perçoivent souvent comme un populiste ou un danger pour la stabilité démocratique. Sa perception dépend donc fortement du prisme idéologique de ceux qui l’observent, mais il reste indéniablement une des figures politiques françaises les plus influentes sur la scène nationale et internationale.

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