Qui êtes-vous Roselyne Bachelot ?

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Épisode 1, lobbyistes et Ministre, des liens étroits

Avant d’entrer en politique, Roselyne Bachelot a passé 12 ans au service de l’industrie pharmaceutique, chez ICI Pharma (devenu AstraZeneca) puis Soguipharm. Elle fait ainsi partie des trop nombreux mélanges des genres existants entre public et privé. Cela aura des conséquences. En 2009, alors qu’elle était ministre de la Santé, se profile la grippe AH1N. Contre l’avis des médecins, la ministre tentera de mettre en place une campagne de vaccination à grande échelle pour un montant situé entre 1,5 milliard et 2 milliards d’euros pour moins de 10 % de la population vaccinée.

Pour prendre ces décisions, la ministre s’appuie sur le GEIG (Groupe d’Expertise et d’Information sur la Grippe). Un groupe financé à 100 % par les laboratoires (Novartis, Sanofi-Pasteur et GSK) producteurs du vaccin contre la grippe. Sur les 14 membres qui le composent, il n’y en a que 3 qui n’ont pas de liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique. Le président du GEIG, Bruno Lima, est aussi expert auprès du ministère de la Santé pour le risque pandémique. Le directeur du GIEG, Bertrand Vermee est lui le directeur du service marketing du département vaccin de Sanofi Pasteur. Si on prend le cabinet de la ministre, aucun de ses conseillers n’ont effectué de déclaration sur les intérêts personnels qu’ils peuvent avoir avec les laboratoires. C’est pourtant une obligation selon la loi. Défense de Roselyne Bachelot : «C’est en cours de régularisation».

Lors de cette campagne contre la grippe A, la France avait acheté 94 millions de doses pour 871 millions d’euros.

Il faut ajouter à cela 5,8 millions de respirateurs, 20 millions d’euros d’antiviraux, 150,6 millions d’euros de masques, 41,6 millions d’euros de dépenses logistiques, 290 millions afin d’indemniser les personnels de santé réquisitionnés, 59,6 millions destinés aux frais d’information et à la campagne de communication.

Pour le groupe pharmaceutique GSK, c’est le jackpot : 1 milliard d’euros de résultat financier en 2009.

Épisode 2 : Loi Bachelot où loi hôpital entreprise

En 2009, en tant que ministre de la Santé elle fait adopter la loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires. Cette loi trouve son fondement dans un rapport remis par Gérard Larcher à Nicolas Sarkozy. Objectif : réduction de la dette des hôpitaux.

Que contient cette loi ?

En résumé, la loi Bachelot c’est l’étatisme bureaucratique d’une part et l’ouverture vers le marché d’autre part. Selon le Quotidien du médecin, 9 800 postes des hôpitaux publics ont été supprimés en 2009, ce qui est du jamais vu. La Fédération hospitalière estime que ces coupes, poursuivies en 2010 et 2011 ont amené la suppression de plus de 35 000 postes en 3 ans !

Épisode 3 : Décès et manque de lits

En 2009, suite au décès d’un homme de 56 ans pour qui les services d’urgence n’avaient pu trouver de place en temps utile suite à un malaise cardiaque, la ministre affirmera «qu’il y a un nombre suffisant de lits de réanimation disponibles en région parisienne pour accueillir un patient en malaise cardiaque».

On connaît la suite.

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