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Galerie de portraits : Sandrine Rousseau

Le Monde Moderne par Le Monde Moderne
26 juillet 2025
dans France, Politique
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Jeunesse et formation

Sandrine Rousseau est née le 8 mars 1972 à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne. Elle grandit à Nieul-sur-Mer, en Charente-Maritime, au sein d’une famille profondément engagée à gauche. Son père, Yves Rousseau, est militant socialiste et maire de Nieul-sur-Mer de 2001 à 2008, tandis que sa mère est impliquée dans la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et plus tard dans le réseau Artisans du Monde. Sandrine a un frère. Dès son plus jeune âge, elle est sensibilisée aux questions de justice sociale et d’égalité, des valeurs qui marqueront son parcours. Après un baccalauréat obtenu avec mention, Sandrine Rousseau poursuit des études en économie à l’Université de Poitiers, puis à l’Université de Lille 1, où elle obtient un doctorat en sciences économiques en 2002. Ses travaux de recherche se concentrent sur l’économie de l’environnement, les emplois domestiques et la responsabilité sociétale des entreprises. Elle devient ensuite maîtresse de conférences à l’Université de Lille, où elle s’illustre par son engagement académique et militant. En parallèle, elle s’implique dans le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP), marquant le début de son militantisme.

Carrière académique

De 2002 à 2021, Sandrine Rousseau est enseignante-chercheuse à l’Université de Lille, où elle se spécialise dans l’économie écologique et le développement durable. Elle publie plusieurs articles et études sur ces sujets, reconnus pour leur rigueur. De 2008 à 2021, elle occupe le poste de vice-présidente de l’université, en charge de la vie étudiante, du développement durable et de l’égalité femmes-hommes. Son action dans ce rôle est marquée par des initiatives progressistes, comme l’organisation de distributions de repas pour les étudiants précaires par le Secours populaire, qui suscite une polémique nationale mais renforce sa visibilité. En mars 2020, elle est élue présidente de la Conférence permanente des chargés de mission égalité et diversité (CPED), un réseau de 94 établissements d’enseignement supérieur et de recherche dédié aux politiques d’égalité et de diversité.

Engagement politique précoce

Sandrine Rousseau s’engage politiquement au début des années 2000 en adhérant aux Verts. En 2009, elle rejoint Europe Écologie Les Verts (EELV), créé sous l’impulsion de Daniel Cohn-Bendit pour ouvrir l’écologie politique à la société civile. Son profil d’économiste et d’universitaire lui permet de progresser rapidement au sein du parti. En 2009, elle est candidate aux élections européennes sur la liste Nord-Ouest menée par Hélène Flautre, en cinquième position. Bien que non élue, cette expérience marque son entrée en politique. En 2010, elle se présente aux élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais sur une liste d’union de la gauche menée par Daniel Percheron. Élue, elle devient vice-présidente du Conseil régional, en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, un poste qu’elle occupe jusqu’en 2015. En 2011, elle intègre le bureau exécutif d’EELV, devient porte-parole en 2013, puis secrétaire nationale adjointe en 2016. En 2012, elle se présente aux élections législatives dans le Nord-Pas-de-Calais, soutenue par EELV et le Parti socialiste, mais est éliminée au premier tour.

L’affaire Denis Baupin et engagement féministe

En 2016, Sandrine Rousseau devient une figure centrale de la lutte contre les violences sexuelles en accusant, aux côtés de trois autres élues (Isabelle Attard, Elen Debost et Annie Lahmer), le député EELV Denis Baupin de harcèlement et d’agressions sexuelles. Dans une enquête publiée par Mediapart et France Inter, elle relate un incident survenu en 2011, où Denis Baupin l’aurait plaquée contre un mur et tenté de l’embrasser de force. Ces accusations, bien que prescrites, entraînent la démission de Denis Baupin de la vice-présidence de l’Assemblée nationale. L’affaire est classée sans suite en mars 2017 pour cause de prescription, mais Denis Baupin porte plainte pour diffamation contre les accusatrices et les médias. Débouté en 2019, il est condamné pour procédure abusive et doit verser 500 euros de dommages et intérêts à chacune des plaignantes, dont Sandrine Rousseau.

En septembre 2017, elle publie Parler, un ouvrage où elle raconte son expérience, le processus de prise de parole et les conséquences personnelles et professionnelles de ses accusations. Cette publication, médiatisée lors de son passage dans l’émission On n’est pas couché sur France 2, suscite une vive polémique, notamment après un échange tendu avec la chroniqueuse Christine Angot. La même année, elle quitte EELV et fonde l’association Parler (rebaptisée En Parler en 2021), dédiée à l’entraide et à la solidarité pour les victimes de violences sexuelles.

Retour en politique et ascension

Après une pause politique, Sandrine Rousseau réadhère à EELV en 2020 et se présente à la primaire écologiste pour l’élection présidentielle de 2022. Portant un discours écoféministe radical, elle se qualifie pour le second tour face à Yannick Jadot, obtenant 48,97 % des voix, mais est battue lors du vote final. Elle rejoint l’équipe de campagne de Yannick Jadot, mais en est exclue en mars 2022 en raison de critiques sur la stratégie du parti. Lors des élections législatives de 2022, elle est élue députée de la 9e circonscription de Paris sous la bannière de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), avec 58,05 % des suffrages. À l’Assemblée nationale, elle devient membre de la Commission des affaires sociales.

Depuis 2022, elle préside une commission d’enquête sur les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma, dont le rapport, publié en 2025, propose 86 recommandations pour renforcer les contrôles dans le secteur. Elle s’engage également sur des sujets comme la santé mentale, les droits des femmes, l’écologie décoloniale et les droits LGBTQIA+. En 2023, elle participe à la Marche pour la République et contre l’antisémitisme à Paris, en réponse à la montée de l’antisémitisme liée à la guerre à Gaza.

Polémiques et positions publiques

Sandrine Rousseau est connue pour ses prises de position radicales et ses déclarations souvent controversées. En 2022, elle critique la consommation de viande comme contribuant au changement climatique, provoquant un débat avec Fabien Roussel, leader du Parti communiste, qui défend la gastronomie française. Elle propose également de faire du non-partage des tâches ménagères un délit, une idée qui divise. En août 2022, elle déclare qu’il faut « changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité », suscitant une vague de réactions sur les réseaux sociaux.

Elle milite pour l’éducation sexuelle dans les écoles, la légalisation du suicide assisté (en lien avec le suicide de sa mère en 2013, atteinte d’un cancer en phase terminale), et un revenu de base de 850 euros. Elle défend également l’écoféminisme, liant les luttes féministes et environnementales, et promeut le concept d’« homme déconstruit » pour des relations plus égalitaires. En 2024, elle annonce quitter le réseau social X, dénonçant un espace de désinformation depuis son rachat par Elon Musk. Elle est également victime de cyberharcèlement, un de ses harceleurs étant condamné à une peine de prison avec sursis.

Vie personnelle

Sandrine Rousseau est mère de trois enfants, nés de son mariage avec l’économiste François-Xavier Devetter, dont elle divorce en 2016, peu avant la révélation de l’affaire Baupin. Elle déclare que cette affaire a contribué à la rupture de son mariage. En 2021, elle vit en concubinage avec un homme qu’elle décrit comme « déconstruit ». Elle réside à Paris, après avoir vécu à Villeneuve-d’Ascq et Lille, où elle a construit sa carrière universitaire et politique. Dans l’émission Une ambition intime sur M6 en 2024, elle se confie sur des aspects personnels, notamment la malformation congénitale qui lui a causé dix ans de souffrance dans son enfance et le suicide de sa mère, un drame qui l’a profondément marquée. Elle évoque également avoir recueilli un jeune sans-papiers, Ahmed, qui lui témoigne sa gratitude dans l’émission.

Œuvres et engagements culturels

Outre Parler (2017), Sandrine Rousseau est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont le roman policier Qu’est-ce qui fait pleurer les flics ? (2009), Oui, l’écologie, c’est social ! (2012) et Par-delà l’androcène (2022, avec Adélaïde Bon et Sandrine Roudaut). Ses écrits explorent les liens entre écologie, féminisme et justice sociale. Elle anime également un espace politique en ligne, Vivantes, où elle promeut des idées autour de la « délicatesse comme révolution ».

Héritage et impact

Sandrine Rousseau est une figure clivante mais incontournable de la politique française. Son engagement écoféministe, sa lutte contre les violences sexuelles et ses prises de position audacieuses en font une voix influente, notamment au sein de la gauche et du mouvement écologiste. Ses détracteurs critiquent sa radicalité et ses déclarations provocatrices, tandis que ses soutiens saluent son courage et sa capacité à porter des débats sociétaux majeurs. À 52 ans, elle continue de façonner le paysage politique français par son militantisme et son action parlementaire.

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